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E-reputation
Evolution ou révolution ?
Jusqu’il y a peu, l’e-réputation était un terme de spécialiste utilisé pour décrire une pratique parfois « ésotérique ». Aujourd’hui il fait partie des outils indispensables de tout bon communicateur. Pourtant il reste encore assez mal défini. Et mal compris. Car finalement, l’e-réputation n’est que la transposition dans le monde internet de la réputation réelle. Une réputation variable, évolutive, du domaine du ressenti, de l’émotionnel. Il n’y donc pas de réputation digitale en tant que telle. Mais une question de réputation tout court… qui n’a finalement rien de neuf. Le bouleversement, s’il existe, vient du fait que les outils du web 2.0 et les médias sociaux permettent aujourd’hui une diffusion virale de l’information et des conversations qui reflètent également un changement de culture dans notre société : le partage d’expériences en ligne est devenu un moyen important d’expression de soi et une manière de forger les opinions.
« Avec internet, les entreprises ne contrôlent plus le contenu qui les concerne. Leur image de marque leur échappe progressivement. »
Thibaut De Norre, analyses & communication director, AuxiPress
Image vs réputation
L’e-réputation n’est que le reflet d’une image. Une image positive. Ou négative. Une image qui doit conduire chaque organisation à s’interroger sur le capital confiance dont elle jouit auprès du public et sur sa bonne réputation. Car la réputation d’une entreprise ou d’une marque ne se définit pas seulement par les informations et les conversations qui circulent sur internet. Elle englobe beaucoup plus que cela : de nombreux facteurs autres que ceux présents sur le web, une somme d’expériences qui fonde chez chacun sa croyance qu’une entreprise ou qu’une marque est digne de confiance. Le management de l’e-réputation, qui consiste à veiller, analyser et contrôler les informations et les conversations diffusées sur internet, ne concerne donc pas la réputation mais le contrôle de l’image de marque. Une stratégie d’e-réputation doit avoir pour but de prêter attention à ce qui se dit pour s’intéresser, au final, aux processus réels qui créent l’image de marque et construisent les réputations. En cela, l’écoute et le monitoring des médias sociaux peut apporter beaucoup.
Quick facts
- 4% des personnes croient à la publicité
- 78% croient les recommandations des autres même s’ils ne les connaissent pas
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